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Europride : « A Marseille ? Mais c’est pas super homophobe ? »

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Europride : « A Marseille ? Mais c’est pas super homophobe ? »
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2012
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MessagePosté le: Mer 10 Juil - 09:45 (2013)    Sujet du message: Europride : « A Marseille ? Mais c’est pas super homophobe ? » Répondre en citant
 
Marseille, pour certains, c’est la violence, le pastis, les armes, les machos et la saleté. Ils seraient peut-être surpris d’apprendre que c’est aussi la prochaine destination de l’Europride, le plus grand mouvement lesbiennes, gays, bi et trans (LGBT) du continent.


Lors de l’Europride de 2011, à Rome (Riccardo De Luca/AP/SIPA)

Du 10 au 20 juillet, un grand nombre d’événements culturels, artistiques et militants envahiront les rues de la citée phocéenne. La traditionnelle Gay Pride mettra fin aux festivités.
Pour moi, Marseillais natif, tout ça rien de surprenant, en tout cas je n’avais jamais vraiment réfléchi à la question, jusqu’à ce que j’entende : « Ah tiens, cette année c’est Marseille qui organise l’Europride ? Mais c’est pas une ville super homophobe ? »
Seconde région la plus homophobe de France

Voir le document
(Fichier PDF)

D’après le rapport annuel 2013 de l’association SOS homophobie [PDF], l’Ile-de-France arrive en tête en termes d’agressions homophobes. Cela dit, la pôle position de la région parisienne peut être justifiée par une forte densité de population (environ douze millions d’habitants).
Romain Donda, porte-parole régional de SOS Homophobie pour la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, explique :
Citation:

« Globalement, c’est plutôt dans les régions pourvues de grosses agglomérations que l’on établit les résultats les plus inquiétants : la surreprésentation de l’homophobie augmente avec la surreprésentation de l’homosexualité. »


Avec ses quelque cinq millions d’habitants, la région Paca est affectée à la seconde place. S’il est difficile d’établir précisément les raisons de ce classement peu flatteur, le vote d’une motion engage la région à sortir de cette mauvaise passe. Marseille, sa préfecture, est 23e au classement des villes en lutte contre l’homophobie.
Peu d’établissements gays dans la ville
D’autres facteurs illustrent ces mauvais résultats, comme la pauvreté de la ville en matière d’établissements gays. Suzanne Ketchian, responsable de l’association Lesbian Gay Parade Marseille (LGP), témoigne :
Citation:

« Nous avons très peu d’établissements homologués par le SNEG (Syndicat national des entreprises gaies). Ce ne sont pas des lieux faits pour les gays, mais ils ont été faits par les gays, au fur et à mesure. »


Quelques bars du centre-ville sont « gay-friendly », comme le tout récent Play, le Polikarpoff ou encore le sacro-saint New Cancan ; pour autant, il n’existe pas de quartiers dits « gays », comme le Marais à Paris. A l’occasion de l’Europride, les choses pourraient changer, mais pas forcément pour les bonnes raisons, comme l’explique Richard de Wever, le responsable du SNEG Paca :
Citation:

« Très bizarrement, pour cette manifestation, certains établissements ont tenté de s’identifier à la LGP, alors qu’en temps normal ils ne veulent pas le faire. Là, on les retrouve partenaires. »


Certains bars et restaurants de la ville profiteraient de l’Europride pour augmenter leurs chiffres d’affaires. Il n’est pas encore certain que ce business ne soit qu’éphémère. Il débouchera peut-être sur un nouvel espace pour la communauté homosexuelle.
L’exclusion sociale n’arrange rien
Le fait que ces lieux d’expression soient confinés dans l’hypercentre de Marseille, difficile d’accès depuis les quartiers isolés, crée, selon M. Donda, une disparité sociale palpable :
Citation:

« Quand on reste confinés dans des cités sans ouverture sur l’extérieur – plus de bus à 21 heures, pas de métro qui rejoigne le centre –, il est plus facile de rejeter tout ce qui peut sembler “différent”. Souvent, après deux heures d’intervention dans une école primaire, les esprits s’apaisent et la tolérance s’installe. Il suffit simplement de communiquer. »


La pauvreté, les difficultés d’intégration et l’accessibilité limitée au reste de la ville seraient, en partie, à l’origine d’une profonde méconnaissance de « l’autre », et pourraient donc conduire à un comportement homophobe.
Pour autant, les questions de religion, de norme ou de nature ne constituent pas le noyau du rejet, plutôt une série de mauvais arguments qui cachent un sexisme ambiant.
La « tradition » de « ne pas s’afficher »
Pierre, 23 ans, étudiant en biologie et homosexuel, respecte cette « tradition » :
Citation:

« La plupart du temps, on ne s’affiche pas, parce que c’est comme ça depuis longtemps, ça nous vient pas vraiment à l’esprit. Au final, on ne sait même pas ce que ça donnerait si on le faisait. »


Ce que ça donnerait ? Richard de Wever, lui, le sait :
Citation:

« Par rapport à l’image que les gens extérieurs peuvent avoir, finalement il ne se passe pas grand-chose, cela pourrait être pire. Je ne me sens pas en danger quand je marche au bras de mon copain. »


Le porte-parole de SOS Homophobie :
Citation:

« Si les chiffres des agressions grimpent ici, c’est aussi parce que la ville bénéficie simplement de la capacité des gens à dire les choses, à se confronter, à ne pas se laisser faire. La variable “ Marseille ” fait que les gens sont plus expressifs, dans un sens comme dans l’autre. »


Bien entendu, il est assez réducteur d’accuser le sexisme de tous les maux, mais il est là, bien présent, et s’exprime peut-être plus fort qu’ailleurs. En tous cas, c’est en partie ce qui motive de nombreux couples homosexuels à ne pas s’afficher.
Discrétion pendant les manifs
Marseille ne s’est pas vraiment illustrée lors des manifestations contre le mariage homosexuel : la région n’est pas un bastion tradi-catho.
Le seul évènement marquant date du 23 octobre dernier, où Julia et Auriane, deux Marseillaises, ni lesbiennes, ni militantes, sont devenues les mascottes de la communauté gay après avoir échangé un baiser sous l’objectif d’un photographe de l’AFP.
Depuis la promulgation de la loi, une centaine d’opposants se sont exprimés pendant la visite de François Hollande, le 4 juin, au Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (Mucem).
Et si la mairie de Marseille s’est vue épinglée pour homophobie il y a quatre ans, les mentalités semblent un peu évoluer. Pour preuve, la ville a participé à hauteur de 100 000 euros à l’organisation de l’Europride. Une coquette somme, qui suscite encore la colère de quelques groupuscules catholiques provençaux, à l’origine d’une pétition contestataire.
Marseille n’est pas méchante, juste en retard
La présidente de l’association LGP décrit en revanche une ambiance des plus détendues pendant les préparatifs :
Citation:

« Beaucoup de gens sont tolérants même s’il reste un gros travail à faire, et nous n’avons pas rencontré d’hostilité. Au contraire. Nous sommes basés dans un quartier où la diversité culturelle est de mise, et de nombreuses personnes qui pourraient sembler contre nous aident régulièrement. »


On a donc des quartiers où le fait d’être homosexuel est difficile à exprimer, mais où les préjugés homophobes ne semblent pas si compliqués à déconstruire non plus. A cela vient se greffer le franc-parler marseillais, la vieille tradition, l’obligation d’exprimer un machisme de surface pour s’identifier, parce que rejeter les pédés, c’est viril, en tout cas plus que d’ouvrir des établissements gays.
Résultat : Marseille n’a pas de centre LGBT, Marseille n’offre pas tous ces lieux de rencontre qu’on les villes « policées », Marseille n’a pas l’habitude, elle n’est pas méchante, juste en retard. Et a bien besoin d’être secouée. Par l’Europride ?



http://www.rue89.com/2013/07/07/europride-a-marseille-cest-super-homophobe-…




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MessagePosté le: Mer 10 Juil - 09:45 (2013)    Sujet du message: Publicité
 
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