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Le climat a un grain

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Le climat a un grain
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MessagePosté le: Sam 1 Juin - 17:18 (2013)    Sujet du message: Le climat a un grain Répondre en citant
 

Avec des précipitations supérieures à la moyenne, le sentiment de mauvais temps s'est renforcé ces derniers mois. (Photo Eric Franceschi)



Enquête Y a-t-il un mystère derrière ce printemps pourri ? Non, répondent les météorologistes, qui invoquent un blocage de la circulation atmosphérique au-dessus de l’Atlantique. En revanche, les spécialistes sont bien moins formels quant au futur du climat planétaire qui demeure très incertain.
Par SYLVESTRE HUET
Une météo pourrie depuis des mois ? C’est l’avis des amateurs de printemps chauds et secs et de week-ends à la campagne. Les professionnels et leurs statistiques ne le démentent pas. Pour Jérôme Lecou, ingénieur à Météo France, le printemps 2013 est le «plus froid depuis 1987, avec un écart de -1,2 °C par rapport à la moyenne climatique calculée sur 1981-2010». Des records ponctuels tombent, comme ce matinal 3,7 °C relevé à Paris le 24 mai, le plus froid depuis 1887.

 



 


Côté températures, l’hiver ne fut pourtant pas si froid ni si exceptionnel que le laissent penser les ronchonnements des frileux. Décembre dernier fut nettement plus chaud que la moyenne climatologique, avec 1,2 °C de plus. En outre, la période de référence, 1981-2010, comporte les années les plus chaudes depuis cent ans. Janvier ne fut inférieur que de 0,3 °C à la moyenne. En revanche, février creuse un écart de 1,9 °C en dessous et mars reste à -1,3 °C. Avril, grosse surprise pour nos souvenirs, est en réalité pile à la moyenne climatologique 1981-2010. Enfin, les statistiques disponibles sur mai montrent que, depuis le 9 du mois, les températures sont très inférieures à la moyenne, jusqu’à 3 °C de différence. Ces températures sont calculées sur l’ensemble du territoire, ce qui masque des pointes allant jusqu’à 10 °C de moins que la moyenne climatologique locale.
Jérôme Lecou souligne toutefois que le printemps 2013 est «similaire en températures moyennes avec ceux de 1983, 1984 (encore plus froid), 1986 et 1987». Et qui se souvient qu’il a neigé à Carcassonne le 6 mai… 2010 ? Le «ressenti de la météo ne dépend pas uniquement des températures», explique-t-il. Or, avec une couverture nuageuse très forte, des précipitations - pluies et neige - supérieures à la moyenne et donc un soleil souvent caché, le sentiment de mauvais temps s’est renforcé, au point de provoquer une grogne générale.
«Toute l’Europe de l’Ouest, y compris l’Espagne et l’Italie, a subi ce temps», précise l’ingénieur. Et la raison est bien identifiée. A plusieurs reprises, et notamment en mai, l’anticyclone des Açores s’est renforcé, a migré vers le nord et s’est positionné pile au milieu de l’Atlantique nord. Provoquant alors un régime dit de «dorsale atlantique». Il est souvent lié à une Niña dans l’océan Pacifique, alors que ce dernier était plutôt en position neutre. Dans l’hémisphère nord, les vents tournent autour d’un anticyclone dans le sens des aiguilles d’une montre. Les masses d’air, passant donc d’ouest en est, remontent vers l’Islande, se chargeant de froid, puis redescendent sur l’Europe de l’Ouest. Une circulation atmosphérique qui produit du froid (mais pas du grand froid) et des précipitations à gogo. Son blocage durant des semaines, lui, est plutôt rare. Surtout, un second blocage anticyclonique, à l’est de l’Europe, a contribué à la stagnation de cet air froid et humide sur la France.
Chaleur en Russie
Les effets de cette circulation atmosphérique, méridienne plutôt que zonale, sont aussi visibles au nord et à l’est de l’Europe, mais en sens inverse. Avec des records de chaleur en Laponie et en Russie (30 °C à Moscou) tandis que les Grecs font face à un temps chaud et trop sec.
Ce printemps pourri fait des perdants et des gagnants. Perdants : éleveurs, arboriculteurs, maraîchers, vendeurs d’insecticides et de crèmes solaires. Quant aux céréaliers, ils prient pour que le soleil revienne. Les gagnants ? Vendeurs de parapluies… et producteurs d’électricité hydraulique. «Avec plus de 6 terawatt/heure [TWh] chaque mois depuis janvier, dont 7,1 TWh en avril contre 5 l’an dernier», selon Réseau de transport d’électricité (RTE), la production des barrages, au fil de l’eau et de lacs, la moins chère à produire, est au plus haut. Avec une période de chauffage allongée, c’est la martingale pour EDF.
A l’échelle de la planète, ce printemps froid et humide est partagé avec une large partie des Etats-Unis et du Canada. En moyenne planétaire, en revanche, la période de janvier à avril se classe au huitième rang des plus chaudes depuis cent trente-quatre ans par la NOAA (le service météo et océanographique des Etats-Unis). Elle ne risque donc pas de changer le diagnostic sur l’évolution climatique en cours depuis cinquante ans, provoquée par nos émissions massives de gaz à effet de serre.
Ce diagnostic demeure incertain. Essentiellement du fait des émissions futures, qui ne sont pas connues. Les évolutions des dernières années sont de mauvais augure. Elles se placent au plus haut des scénarios qui prévoient une hausse des températures moyennes à la fin du siècle de 3 °C à 6 °C. Or, glisse Jérôme Lecou, «les Français viennent d’expérimenter qu’une variation de 1 à 2 degrés de la moyenne n’a rien d’anodin».
La physique des nuages
Les climatologues continuent de travailler sur l’évolution du climat actuel et passé et sur les modèles permettant d’anticiper son futur. Dans un article paru ce vendredi dans la revue Science, les climatologues Bjorn Stevens, de la société Max-Planck, et Sandrine Bony, du CNRS, exhortent leurs collègues à s’attaquer aux points faibles de leurs modèles utilisés dans les simulations sur ordinateur. Ces derniers sont les héritiers des modèles de circulation générale, dont le concept fut posé en 1963 par Joseph Smagorinsky. Un puissant effort a transformé l’ensemble d’équations proposé alors en modèles numériques, efficaces et assez précis pour que la prévision météo par ordinateur joue un rôle décisif dans d’innombrables prises de décisions.
Il faut, plaident les deux climatologues, réussir le même coup avec les modèles utilisés pour la simulation du climat futur. Ces vingt dernières années, les spécialistes se sont concentrés sur l’ajout aux modèles de circulation générale des autres compartiments du climat. Océans, glaces, chimie atmosphérique et aérosols, cycles biogéochimiques du carbone, végétation naturelle. Un point crucial reste à résoudre : la représentation de la physique des nuages, des mélanges de couches d’air et d’humidité. Ce défaut majeur des modèles apparaît surtout aux latitudes tropicales. Selon les simulations, l’évolution des précipitations, en réaction à une augmentation de la teneur de l’atmosphère en gaz carbonique, peut varier en sens inverse !
Le cycle biogéochimique du carbone constitue une autre source d’incertitude. Depuis que l’homme brûle charbon, gaz et pétrole, la teneur en gaz carbonique de l’air n’a augmenté que de la moitié de cette émission. Où est passé le reste, combien dans les océans, les sols, la végétation ? Ce processus d’atténuation de la perturbation anthropique va-t-il se poursuivre, s’amplifier ou à l’inverse se tarir ? Pour l’instant, les spécialistes ne peuvent trancher sur de nombreuses questions. Quel est le bilan (1) de l’émission de carbone par un pergélisol qui dégèle en Sibérie et au Canada, mais sera du coup favorable à une croissance végétale plus forte ? Une étude fondée sur l’évolution des teneurs récentes en CO2 montre que si le changement climatique ne saurait être inférieur à 2 °C en moyenne annuelle planétaire, il pourrait néanmoins ne pas dépasser les 6 °C (2).
Ces incertitudes sur l’ampleur du changement climatique ne peuvent masquer qu’il a bien commencé. Outre les thermomètres, voici des témoins innocents et incontestables : les poissons. L’analyse des pêches mondiales depuis 1970 montre la «tropicalisation» des prises, liée à l’augmentation des températures des océans (3). Sous l’eau, il n’y a pas de climatosceptiques.


(1) R. Pearson et al., «Nature Climate Change», 31 mars 2013. (2) R. Bodman et al., «Nature Climate Change», 26 mai 2013. (3) W. Cheung et al., «Nature», 16 mai 2013.


http://www.liberation.fr/sciences/2013/05/30/le-climat-a-un-grain_906990




_________________
http://www.facebook.com/pages/2012-Des-animaux-sonnent-lalarme/154200084629…
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MessagePosté le: Sam 1 Juin - 17:18 (2013)    Sujet du message: Publicité
 
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